Les rayOns du sOleil se reƒlètent sur mOn pelage,
Ma ¢rinière danse, guidée par le vent,
Mes antérieurs ßattent le sOl rageusement,
MOn ¢Orps s'élan¢e, ¢Omme pOrté par les nuages.
Un ßruit sOurd se ƒait entendre,
Je m'arrête net, les sens en alerte,
Des hOmmes s'apprO¢hent, prêts à me prendre,
Je par¢Ours des yeu× une ultime ƒOis l'herße verte.
Je me réveille, tapi dans l'Omßre,
MOn ¢Orps est prOpulsé d'avant en arrière,
Je me sens ¢Omprimé entre d'étranges masses sOmßres,
Semßlants êtres d'autres ¢Ongénères.
A ma drOite, l'un d'eu× s'eƒƒOndre,
A ßOut de ƒOr¢es, presque in¢Ons¢ient.
Ma gOrge est sè¢he, mOn ¢Orps indOlent,
Mes memßres ƒlé¢hissent, je sens mOn ¢Orps ƒOndre...
A demi ¢Ons¢ient de ¢e qui m'arrive,
J'Ouvre les yeu× sOus la dOuleur,
Paralysé par une sOuƒƒran¢e si vive,
COin¢é entre deu× ¢Orps, immOßile dans l'hOrreur.
Mes ƒlan¢s saignent, mes memßres hurlent;
Ma gOuttière jugulaire étranglée par une ¢Orde.
Je suis traîné sur le sOl qui me ßrûle,
COnduit dans le ¢OulOir de la mOrt, au milieu d'une hOrde.
te×te de hippOphagie-2006

